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Assassinat des agents de la BSAP : L’INDDESC dénonce et exige une enquête

L’Institut National pour la Défense des Droits Économiques, Sociaux et Culturels (INDDESC), organisme autonome de promotion et de défense de droits humains, constate avec la plus grande déception le niveau de délabrement des institutions républicaines et démocratiques du pays.

En fait, à l’orée de la date butoire du 7 février 2024, un ensemble de mouvements de protestation légitime ont eu lieu dans tous les départements du pays, particulièrement dans le département de l’Ouest. Des faits regrettables se sont enregistrés, sapant l’État de Droit, la liberté d’expression ainsi que les libertés publiques. En même temps, nous avions remarqué des policiers humiliant un enfant, dépourvu d’arme à feu ni de comportement agressif, faisant l’objet de maltraitance physique et psychologique, où un policier a pointé son arme sur lui, le frappant de coup de pied. Avec pour seule reproche d’être sur les lieux d’une scène de pillage au mauvais moment.

En plus de ces actes barbares commis par des policiers indignes, près de 5 agents, affectés à la Brigade de Surveillance des Aires Protégées (BSAP), assassinés violemment par des policiers. Encore une fois, l’État par l’organe de la police, montre son délaissement au regard du droit à la vie des citoyens haitiens, droit consacré à l’article 6 du pacte international relatif aux Droits Civils et Politiques, à l’article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que l’article 20 de la constitution haïtienne.

Ces même policiers, Aux cayes, par des agents de l’UDMO, un jeune de 20 ans, répondant au nom de Roosevelt constant, a été tué. Par ailleurs, le journaliste Jean Marc Jean, dans l’exercice de sa profession de journaliste, encadré par l’article 28.1 de la constitution haïtienne, a été atteint à l’oeil d’un coup de bonbonne de gaz lacrymogène de la part d’un policier, où le journaliste risque de perdre son œil selon ses premières consultations médicales. Face à ses comportements vils et ignobles dea PNH, nous autres au niveau de l’INDDESC, nous ne pouvons pas rester indifférents.

Les corps de ces vaillants patriotes BSAP réclamant une meilleure condition de vie, sont jusqu’à présent introuvables, et l’ancien responsable de la BSAP aurait déclaré que ces corps seraient jetés dans une fosse commune par le Maire de Pétion-ville, en l’occurrence, M. Kesner NORMIL, sous l’ordre du commissaire du gouvernement de la juridiction de Port-au-Prince, Me. Edler Guillaume.

L’INDDESC condamne avec la plus grande véhémence de tels agissements et requiert aux autorités de diligenter une enquête approfondie autour des faits macabres dont sont victimes la population, les journalistes et les agents de la BSAP.

Pour finir, l’INDDESC désapprouve ces actes odieux commis par des policiers et en profite pour réclamer justice et réparations pour les victimes.

Ensemble pour le respect des droits humains !

Me Frédo Jean Charles, President

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