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Haïti: Un an après le massacre de la Plaine du Cul-de-Sac, les victimes attendent encore justice et réparation

Le 24 Avril 2022, des groupes armés dont 400 Marozo et alliés tuaient au moins 100 personnes et violaient des dizaines de femmes dans plusieurs quartiers de la Plaine, sous le regard passif des agents de la police nationale d’Haïti. Ce jour-là, les habitants qui se préparaient pour démarrer leur journée dominicale se sont réveillés au son du crépitement des armes des assassins.

Un an après, les victimes demandent toujours que justice soit faite. Des organisations de défense des droits humains réclament depuis l’ouverture d’un procès. Des habitants qui ont survécu aux assauts des malfrats du 24 Avril, demandent que justice soit faite dans des révélations faites devant la presse.

Lariche Pierre, un survivant, estime que cette première année doit être la dernière commémoration avant la justice. « Il est impératif que le procès soit organisé et que les réparations soient accordées avant que toutes les victimes qui se sont déplacées ne meurent sous les balles assassines d’autres gangs », espère t-il.

Des victimes qui n’ont pas voulu révéler leur identité jugent nécessaire que le procès soit organisé et que réparation soit accordée avant que toutes les victimes ne meurent.

Ce massacre avait suscité l’émotion de toute la communauté nationale et internationale. Les Nations unies avait qualifié cet acte de crime contre l’humanité, sans pour autant aider les victimes à trouver les voies et moyens pour déposer une plainte par devant les instances concernées.

Plus de 300 blessés, plus de 100 paisibles citoyens qui n’ont rien fait de mal sont tués. Plusieurs centaines de déplacés sous le regard du premier Ariel Henry et de son équipe gouvernementale avec la complicité d’une frange de la communauté internationale qui supporte son gouvernement malgré l’himalaya des cadavres qui pourrissent quotidiennement la vie des haïtiens.

Pour les victimes, le manque d’indépendance et de transparence dont souffre la justice en Haïti est depuis longtemps un motif de préoccupation pour les organisations des droits humains qui continuent d’exiger des procès équitables pour l’ensemble des massacres répertoriés dans le pays sous le régime du Dr Ariel Henry et de ses acolytes.
Seul l’avenir nous dira la suite.

Un texte de du Journaliste Jean Guy Sadrac MEME

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